Les risques du métier (ou la fois où ton site a vraiment planté!)

Le site Web de l’École branchée est planté. Le serveur a crashé. Kaput! Les correctifs sont en cours, mais pour le moment, il est instable ou inaccessible.

Diverses raisons techniques font que nous vivons la panne de site Web la plus importante que j’aie connue. C’est plutôt éprouvant d’être en attente, sans pouvoir intervenir. Cela arrive en plus pendant la semaine où nous célébrons les 20 ans de l’organisme. Aussi, nous avions plein de nouveautés à partager et sommes dans la période la plus importante de l’année pour ce qui est des commandes provenant des écoles. C’est un grand stress. Quels seront les impacts sur l’avenir? Y aura-t-il des dégâts? Nul ne peut le prévoir.

C’est assurément un signe qu’il faut agir sur quelque chose! Nous saisirons l’opportunité, mais en attendant, on travaille d’arrache-pied pour rétablir le tout. Merci de votre compréhension!

(Et j’accepte toutes les ondes positives – appels au vortex – prières – incantations – alouettes!!)

La certitude du château de cartes

Je ne pensais pas susciter autant de réactions grâce à mon dernier billet! Tant pis pour vous, je poursuis ma réflexion! 😉

Le problème avec les élans créatifs, c’est qu’ils prennent toute la place. J’ai un horaire réglé au quart de tour et j’ai toujours beaucoup plus de choses à faire qu’une journée ne peut logiquement en permettre. Je sais que je ne suis vraiment pas la seule dans cette situation, mais là n’est pas mon point.

En ce moment, je passe un temps fou à essayer de contrôler mon étincelle afin qu’elle me laisse travailler en paix. Je n’ai PAS le temps pour ça. Mais bon sang que je ne m’en passerais pas. Quelle contradiction.

Car mademoiselle l’Étincelle s’amuse à me troubler la vue et à défaire mon espace-temps. Et elle ne regarde pas l’heure. Elle s’infiltre ici et là, plonge dans ma soupe, me tend un crayon, s’assoit à côté de moi, accepte mes propositions, joue mon jeu. Elle s’abonne à ma vie. Son image est là, elle me fixe; je reste là et je calcule. Je lui donne un centimètre, elle en prend dix.

C’est comme les rêves. On nous dit souvent que si on y croit vraiment, si on travaille fort pour réussir, tout peut être à notre portée… Je n’y crois pas aujourd’hui, enfin, pas dans la sphère étrange qui me concerne. Ce n’est ni une question d’effort, ni d’espoir. C’est une simple réaction chimique. C’est une science exacte. C’est ou ce n’est pas. À moins peut-être de trouver la bonne variable.

Cette petite étincelle transforme ma pyramide, solide et immuable, en château de cartes. Il suffirait probablement d’un souffle pour que tout se redistribue.

Et vous, vos élans créatifs nuisent-ils parfois à votre productivité? Oh que je n’aime pas cette question! Pourquoi ne pourraient-ils pas servir à ensoleiller certaines activités sombres? J’y vois assurément un signe qu’il est temps pour moi de leur laisser plus de place dans le quotidien!

La créativité et le petit volcan intérieur…

Je ne suis toujours pas redescendue de mon nuage suite à la 4e édition du Rendez-vous des écoles francophones en réseau (REFER)! J’ai le bonheur de faire partie du comité organisateur depuis le tout début. Chaque année, cet événement provoque en moi une montagne russe d’émotions, mais il me semble que l’édition 2017 a été particulièrement chargée! L’inspirant thème de la créativité y est peut-être pour quelque chose…

C’est vraiment très rare que je me permets des réflexions plus personnelles, mais c’était pourtant mon but en démarrant ce blogue, il y a plusieurs années. Et là, bien c’en est une!

Je ne suis pas enseignante, mais je suis assurément « apprenante à vie ». C’est peut-être ce qui fait que je suis toujours aussi touchée lorsque j’écoute des pédagogues passionnés et inspirants dans un événement comme le REFER. Cette année, nous avons aussi vécu des frissons provoqués par de jeunes élèves qui ont performé sur scène avec toute l’intensité et la fougue de leur jeunesse…

Cela m’a rappelé qu’il y a 20 ans, j’en avais 16. C’était une époque où, comme tant d’autres adolescents, je passais beaucoup de temps à remplir les pages d’interminables cahiers pour y détailler mes émotions, ces étincelles provoquées par de nouvelles expériences, par des aspirations, des craintes, des joies. J’aimais écrire. Tout semblait alors démesurément important, et ma plume se chargeait de créer des souvenirs que moi seule pouvais comprendre. Dans ce temps, la moindre flammèche m’inspirait un poème, parfois une dizaine. Il suffisait de grands yeux bruns ou d’une parole inspirante. C’était une sorte de thérapie, tout jeter sur papier en sachant très bien que personne ne lirait probablement jamais. Ça faisait du bien.

Dernièrement, j’ai constaté qu’avec le passage du temps et le défilement de la vie, mon volcan intérieur dormait bien paisiblement. Il connaissait à l’occasion certains soubresauts, mais rien d’éclatant. Je n’écrivais plus pour le plaisir… Tout récemment pourtant, il a choisi de se réveiller. Comment le canaliser? J’ai dû y réfléchir un peu…

Avec l’évolution des technologies, l’avènement de Facebook, Twitter et autres outils de communication du genre, les façons de s’exprimer ont changé. Les banalités prennent souvent le dessus. Bien sûr, il reste quelques moments grandioses à partager, ces instants où l’on est plus qu’heureux de disposer d’une tribune où étaler sa joie. Cependant, la ligne est mince entre ce qu’on peut crier sur tous les toits et ce qu’il vaut mieux garder dans son cahier secret, bien caché sous l’oreiller. Après tout, le monde est petit et il l’est d’autant plus à l’ère des réseaux sociaux. On doit penser à ces choses que l’on pourrait regretter, porté par l’intensité d’un instant.

Pourtant, la tentation grisante d’obtenir des réactions de gens que l’on connait plus ou moins fait aujourd’hui paraitre peu satisfaisante l’idée de s’exprimer pour soi-même seulement. Je suis de cette génération « publication », celle qui en veut plus.

Comment libérer cette boule de lumière incandescente, cette explosion qui attend de moins en moins patiemment?

La poésie revient périodiquement me hanter. C’est mon autocensure et mon saut dans le vide. C’est un code que je veux indéchiffrable, un message habilement crypté, qui ne saurait être compris que par son destinataire ultime, si et seulement si cette personne se trouve aussi dans le même état, au même moment. C’est une communication dans une autre dimension. C’est une façon de tout révéler sans le faire du tout.

Ma tête est pleine de poèmes en ce moment.

Je me sens totalement hors de ma zone de confort, déboussolée, intense, vibrante, vivante. I see magic and beauty in what felt dull. C’est un sentiment irrationnel, variable, surtout impossible, dérangeant et envahissant. Soudainement, j’ai 16 ans.

Mon petit volcan a dormi longtemps… il se réveille maintenant et pourrait même créer une ile. Celle-là, on peut sans doute la coécrire.

Je ne suis pas prête à publier :-), mais bien heureuse d’avoir parlé de ma démarche!

Et vous, il s’exprime comment, votre volcan intérieur?

Concours de twittérature du REFER : jusqu’au 6 février!

J’ai participé, dans le volet hors-concours ouvert à tous, au concours de twittérature du Rendez-vous des écoles francophones en réseau!

Vous avez jusqu’au 6 février 16 h (heure du Québec) pour faire de même. Le volet pour les classes comporte des défis très intéressants. Tous les détails sont ici.

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L’AQUOPS : 35 ans d’engagement au service des enseignants

On se dirige présentement vers le 35e colloque de l’AQUOPS (Association québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire-secondaire, qui devrait être renommée officiellement Association québécoise des utilisateurs d’outils technologiques à des fins pédagogiques et sociales). À vrai dire, l’Association aura 36 ans en 2017, mais elle est surtout reconnue pour ses colloques et le premier a eu lieu en 1982.

Faisant partie du conseil d’administration depuis 2013, j’ai été témoin de son histoire toute récente, hantée par les souvenirs d’années plus sombres ayant menacé sa survie. Heureusement, aujourd’hui, l’Association a su se renouveler, ouvrir des portes et retrouver un dynamisme qui laisse présager de grandes choses pour l’avenir!

Pour un dossier spécial à paraître dans L’École branchée, j’ai présentement le nez plongé dans les archives de sa revue, Le Bus, qui a été publiée pendant de nombreuses années jadis. Consulter ces archives, qui survivront grâce au travail de moine effectué par mon ami Jean Sylvestre, l’une des légendes de cette association dont je suis plus particulièrement proche, me replonge dans une époque où les enseignants se battaient pour faire reconnaître la place du « micro-ordinateur » dans l’éducation.

Certaines choses me frappent particulièrement :

  • L’AQUOPS a longtemps été très politisée;
  • Les revendications et aspirations du milieu n’ont pas tellement changé depuis 1981;
  • L’importance accordée  « à la pédagogie avant la quincaillerie » a toujours été défendue avec ferveur par les membres de l’AQUOPS;
  • Les différents organismes ayant à coeur l’intégration pédagogique des TIC travaillaient ensemble pour faire avancer la cause, même le Ministère de l’Éducation et le milieu universitaire y mettait du leur. Ils n’étaient vraiment pas toujours d’accord, mais la discussion avait lieu sur la place publique! (Notamment directement dans la revue Le Bus.)

Aujourd’hui par contre, on semble être aux prises à une multiplication de ces fameux « silos » ou « vases clos » que plusieurs dénoncent dans le milieu. Les organismes et associations en lien avec l’éducation se partagent les miettes d’une tarte de plus en plus morcelée, ce qui fait que chacun semble « tirer la couverte de son bord » plutôt que d’avancer main dans la main. Du côté des enseignants, avec toutes les contraintes administratives, les plans d’intervention, les parents-rois, etc., donner du temps n’est plus à la mode.

Pourtant, j’en connais des tonnes qui donnent, collaborent et s’entraident, par conviction, par passion.

Je suis d’ailleurs réellement enchantée par la collaboration qui s’instaure entre L’École branchée et l’AQUOPS à l’occasion de ce 35e colloque. Ce sont deux organismes sans but lucratif dans lesquels je crois énormément. Ce pont qui s’établit saura faire rayonner leurs missions respectives, qui ont en commun le soutien aux enseignants dans le but ultime de favoriser la réussite des élèves.

Prenez part à la vie associative de l’AQUOPS!

Le 35e colloque sera l’occasion de renouveler une bonne partie du conseil d’administration. Même si la notion d’association ne semble plus tant à la mode non plus, c’est certainement l’occasion de faire partie de l’histoire et de joindre cette une base d’innovateurs, qui se qualifiaient eux-mêmes de « délinquants » au départ et qui ont dû user de moyens assez créatifs pour éveiller les consciences et contribuer à l’avancement que nous connaissons aujourd’hui.

On ne veut surtout pas que cette progression s’arrête. Et c’est plus facile ensemble que chacun dans son coin!

Vous avez l’esprit d’innovation? Vous avez l’âme délinquante? Pourquoi pas vous? Si ça vous intéresse, voici comment on peut devenir membre du CA.

  1. Il faut d’abord être soi-même membre en règle de l’AQUOPS avant la tenue de l’Assemblée générale annuelle du mercredi 12 avril prochain, 7h (salle Courville du Hilton Québec). On devient membre en cochant l’option lorsqu’on s’inscrit au colloque, ou en complétant le formulaire en ligne.
  2. On prépare sa lettre de candidature, qu’on fait signer trois membres en règle de l’association.
  3. On la fait parvenir à la secrétaire de l’AQUOPS, Mme Suzanne Dansereau (suzanne.dansereau@aquops.qc.ca), au moins une heure avant le début de l’assemblée.
  4. S’il y a plus de candidats que de postes disponibles, on se prépare à une élection sur place!

Il est aussi possible de s’impliquer dans la vie associative de l’AQUOPS d’autres façons qu’en faisant partie du CA. Nous avons notamment besoin de personnes bénévoles pour différentes choses pendant l’année, particulièrement lors du colloque annuel. Si vous avez de la disponibilité, n’hésitez pas à vous manifester par courriel à accueil@aquops.qc.ca

Et si c’est plutôt du côté de L’École branchée que vous lorgnez, sachez que les besoins sont énormes là-aussi! On cherche toujours des gens ayant la plume fine pour effectuer une veille technopédagogique constante et la partager avec le plus grand nombre possible. Que ce soit 1 fois ou 10 fois dans l’année, on prend toute l’aide offerte! Vous préférez l’audio, la vidéo, le dessin?!? Nous sommes ouverts aux propositions! Pour en parler, vous pouvez écrire à info@ecolebranchee.com

Innovons ensemble!

« Nous pouvons donc continuer à enseigner comme à I’accoutumé et personne n’y trouvera à redire. Sauf…

  • Sauf que… l’ordinateur est là pour y rester;
  • Sauf que… plus tôt je m’impliquerai, plus facile sera la transition;
  • Sauf que… repenser ma pédagogie me garde alerte;
  • Sauf que… innover vaut mieux que se faire bousculer. »

Ça, c’est ce qu’un membre de l’AQUOPS, Maurice Fleury, écrivait dans la revue Le Bus en 1988.

Surveillez le numéro du printemps de l’École branchée : un dossier spécial vous réserve de nombreuses perles tirées de ces archives de l’AQUOPS!

Des souvenirs d’entrevues!

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur mon blogue… Je prends cependant le temps de déposer ici, vraisemblablement plus pour moi que pour le bien de la communauté, un lien vers une entrevue que j’avais accordée à Laurent Carlier, d’inovateach, lors de sa rencontre au Sommet de l’iPad et du numérique en éducation, en mai 2015.

Oh et tant qu’à faire le tour des souvenirs, voici maintenant un entretien audio avec les sympathiques Régis Forgione et Fabien Hobart de Nipédu, à l’occasion de leur passage au congrès de l’AQPF (Association québécoise des professeurs de français), en novembre 2015.