Intégrer TNI / tablettes : idées et choses à éviter

J’ai participé aujourd’hui à une journée de développement professionnel sur le thème des TNI et de leur interaction avec les tablettes, animée par la toujours très inspirante Nadine Tanguay. La douzaine de participants, issus de tous horizons (RÉCIT, public, privé, prim, sec, adultes…) a pu prendre un temps précieux pour échanger sur les pratiques en cours et les façons d’accompagner les enseignants qui intègrent TNI, tablettes et systèmes de réponse instantanée via les boîtiers dédiés et les appareils mobiles. En prime, de nombreuses idées ont été partagées. Voici mes impressions et notes en vrac sur cette journée exceptionnellement riche.

Ce fut notamment l’occasion de constater que plus ça change, plus c’est pareil dans l’intégration d’une nouvelle technologie dans nos écoles. Je me souviens m’être battue, de 2005 à 2009, avec mes anciens collègues, pour faire passer l’idée aux écoles qu’acheter un TNI sur roulettes (« pour que tous y aient accès! ») était la pire des idées puisque la difficulté d’accès n’encourageait pas l’appropriation par la classe. Sept ans plus tard, c’est heureusement (presque) chose du passé et les TBI sont fixés dans la classe pour encourager (parfois « obliger »!) leur utilisation.

Maintenant, les tablettes débarquent en force dans certains milieux, et on constate que l’approche « tablettes sur un chariot, on va se les prêter de classe en classe » a malheureusement la cote. Cette approche est vouée à l’échec puisque la tablette numérique est un outil de travail totalement personnel. Ce n’est pas un ordinateur, c’est un assistant de création, de communication et d’organisation personnelle. Envisageriez-vous prêter votre « smart phone » ou votre propre tablette? Non! Mettre les tablettes sur un chariot, les utiliser pendant quelques périodes et les réinitialiser entre chaque groupe, c’est mal connaître l’outil. C’est laisser gagner l’aspect financier sur l’aspect pédagogique. (Lisez mon article « Tablettes à l’école : 5 erreurs à ne pas commettre« )

Nous avons pu constater l’immense fossé entre les établissements et l’apparent désarroi qui règne. D’un côté, des écoles ouvrent leurs murs et permettent même aux élèves d’apporter leurs propres appareils en classe. De l’autre, on interdit purement tout appareil intelligent sur les lieux. Les enseignants technophiles qui évoluent dans ces milieux ont l’impression de manquer le bateau.

N’allons pas croire que tout est rose du côté de ceux qui encouragent le déploiement des technologies : un enseignant à qui on impose une telle façon de faire alors qu’il n’en a aucune envie est aussi un frein important. D’où la nécessité d’accompagner le tout d’un solide plan de développement professionnel et de soutenir l’instauration de communautés de pratique locales.

J’ai vu de tout aujourd’hui :
– des enseignants qui veulent aller plus loin, mais qui ont des collègues réfractaires (des jeunes, en milieu privé, oui oui!)
– des enseignants qui veulent, mais tout est « barré » dans leur commission scolaire
– une école publique ultra-technologique où tout est ouvert
– des écoles privées où les enseignants ne veulent rien savoir des tablettes ni des TNI
– etc. il semble que chaque cas soit particulier…

Mais j’ai surtout vu et discuté avec des gens qui font en sorte qu’on progresse, petit à petit, vers l’école du 21e siècle, celle où on place la technologie au service de la pédagogie, et où la pédagogie évolue avec son temps… Des pédagogues qui se disent pas forcément « full technos », mais assurément innovateurs à leur façon!

Merci à tous pour la belle journée, vous étiez inspirants!

Quelques magnifiques trouvailles :
– ActivEngage : un logiciel qui permet de recueillir les réponses des élèves à partir de leurs appareils mobiles, ordinateurs ou ActivExpression (tous ensemble en même temps!)
– AirServer, pour afficher sur un ordinateur (ou projeter sur un écran ou TNI) l’écran d’un iPad
– SplashTop, une app pour contrôler l’ordinateur à partir du iPad (projetez l’ordinateur sur le TNI et l’enseigner n’a qu’à se déplacer dans la classe avec son iPad pour manipuler le tableau/ordi à distance)
– Screenleap.com, un outil permettant de partager son écran d’ordinateur à quelqu’un via Internet, parfait pour aider un collègue à distance ou projeter au tableau l’écran d’un élève
– Syncsp.com, une page blanche sur laquelle on peut collaborer à plusieurs en même temps à partir de divers appareils
– WebSearch Vision Objects : une interface sur laquelle on peut écrire à main levée (tablette ou TNI) pour lancer une recherche dans Google

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