L’incessante découverte du monde d’une jeune journaliste

Ça a beau faire presque 7 ans que je touche ici et là au journalisme et à la rédaction, soit pour les enfants, soit pour les grands, mon jeune âge est tout de même probablement la cause de mon éternel émerveillement devant des événements nouveaux auxquels je participe. Par exemple, la semaine dernière, j’ai assisté à mon premier congrès en éducation organisé par un syndicat. Je m’en allais là avec quelques préjugés (ouch, la vérité choque!) que j’avais pris soin d’enfermer sous clé dans un tiroir avant de partir. Mais malheur, j’ai eu la confirmation de mes doutes!

Comme je parle ici sur un carnet personnel, je préfère vous avertir que ce qui suit ne sera qu’un amalgame d’impressions ressenties comme ça. Dites-vous bien que jamais je n’irais écrire ça dans un de mes articles « officiels », quoi que juste le fait de l’écrire ici ne rend pas le tout complètement innocent… Bref…

Alors je me suis sentie un peu déboussolée dans une assemblée où les enseignants semblaient vouloir partir en guerre contre tout les fléaus de la société, qui, évidemment, sont TOUS tournés vers eux et les briment dans leur travail et dans leur raison d’être. Ça donne un bon coup que d’être là, représentant un média Internet qui se donne comme mission de tenir à jour les enseignants sur ce qu’il se passe dans le milieu et d’entendre scander des messages anti-technologies. J’avais presque envie de me lever et de dire « au revoir, je vais rejoindre d’autres assemblées qui ont autrement besoin de mon support ». Il y avait tout de même le congrès de l’ACFAS de l’autre côté de la rue.

Le discours général prônait que les enseignants n’étaient pas des « suiveurs » et qu’ils devaient former les jeunes à ne pas en être non plus. Mais pourquoi ressentais-je cette impression étrange de contradiction, devant les propositions tranchées du syndicat et les mille enseignants debout, les bras en l’air, à crier « OUAIS! »? Allez, on suit notre syndicat! On ne peut, devant ce spectacle, que s’intéresser à la question de l’action des syndicats auprès d’un groupe. Est-ce sain que de véhiculer aux profs que la société commande que les écoles forment de la main d’oeuvre pour les entreprises? C’est loin d’être aussi simpliste, il me semble.

Peut-être suis-je trop jeune, encore trop naïve? Je suis certaine qu’il y a d’excellents côtés à la présence d’un syndicat, mais est-ce leur rôle de faire une telle propagande? N’y avait-il pas un seul enseignant qui n’était pas d’accord avec les propos véhiculés? Et si, au lieu d’être obnubilés par la société et ses innombrables pressions sur le milieu scolaire, les profs se faisaient montrer la réalité un peu déformée par leur syndicat?

Bon, là je m’avance un peu loin. En tous cas. Je demeure donc à l’affût des informations que je trouve et reste tout de même avec une neutralité journalistique dans cela. Enfin, j’essaie. 🙂

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Une réflexion sur “L’incessante découverte du monde d’une jeune journaliste

  1. Pas si jeune que cela
    Audrey, la lecture de tes articles montre que si tu es jeune d’âge, tu es très mature dans tes réflexions. Continue à participer aux débats, les vieilles barbes, comme moi, ont absolument besoin de savoir ce que les jeunes pensent de « l’héritage » qu’on leur laisse. C’est à vous désormais de laisser votre marque. Ne vous occupez pas trop de nos idées toutes faites. Forger les vôtres. Amicalement

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