TBI : Ne pas oublier la majorité des enseignants

crowdDans le cadre de mes activités, je côtoie de nombreux pédagogues. Certains sont très avancés dans l’utilisation des TIC, d’autres font une intégration des plus intéressantes. La très grande majorité en sont cependant aux balbutiements, sont résistants ou  pensent qu’ils sont rendus plus loin qu’ils ne le sont vraiment.

Où est-ce que je veux en venir? J’ai toujours une pensée pour ces derniers lorsque les spécialistes en technopédagogie définissent et discutent des enjeux entourant la présence des tableaux interactifs en milieu scolaire. Dans de nombreux cas, un outil comme le TBI est ce qui amène les enseignants fermés aux TIC à accepter d’explorer un peu. Si on veut que les TIC servent aux élèves, encore faut-il, à mon très humble avis, que l’enseignant les inscrive dans sa démarche pédagogique. Et pour ce faire, une condition favorable est, toujours à mon humble avis, qu’il ait une idée de comment, et pour savoir comment, encore faut-il qu’il y soit lui-même sensibilisé. Non?

Et même là, je ne dis pas que le TBI est la solution. Cependant, comme leur entrée dans les classes s’est faite massivement, pourquoi ne pas en profiter! Le « mal » est fait, transformons-le en opportunité!

Même si on en analyse tous les angles pédago-paradigmatiques, qu’on met les enseignants en garde contre la pédagogie frontale ou magistrale dont peut découler la présence du TBI dans une classe, qu’on dénonce le fait qu’il ne serve pas aux élèves, qu’on se creuse la tête à l’inscrire dans une perspective socio-constructiviste… reste qu’il constitue bien souvent une première porte d’entrée vers l’appréciation des technologies pour beaucoup d’enseignants.

J’ai vécu un exemple de cela récemment. J’animais une formation TBI dans laquelle on m’avait demandé de pousser les enseignants « un peu plus loin ». Je m’étais préparée dans cette optique, pour arriver sur place et rencontrer le traditionnel groupe « aucune-expérience-versus-3-ans-d’utilisation » dont il faut que je rencontre les attentes. Je m’en suis sortie tant bien que mal pour apprendre, quelques semaines plus tard, que certains de ces participants travaillent maintenant à apprendre à télécharger un fichier, à le sauvegarder et à le retrouver pour l’ouvrir. Il faut faire face à la réalité, le problème, ce n’est pas le TBI, il est bien plus à la base que ça! Mais, l’arrivée du TBI a provoqué la nécessité de partir de la base, et ces enseignants iront maintenant plus loin.

Autre exemple, une autre formation animée récemment. À la fin, une participante vient me voir et me dit qu’elle a eu une formation TBI donnée par sa commission scolaire, mais qu’ils ont tellement insisté sur la pédagogie et les modèles théoriques qu’à la fin, elle ne savait pas plus comment l’utiliser.

Le but de cette réflexion est d’inviter à ne jamais perdre de vue la majorité et ses besoins. Oui, réfléchir aux enjeux afin de se préparer à y faire face, mais équilibrer la balance avec un peu de concret et de pratique!

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2 avis sur « TBI : Ne pas oublier la majorité des enseignants »

  1. Bien d’accord. Soulignons aussi le fait qu’à la base, il faut un peu de volonté et de temps pour maîtriser toute forme de technologie et s’investir au début. Pour le bien des jeunes. Et en tant qu’administrateurs scolaires, mettre l’emphase sur les outils les plus simples à mettre en place. Ce n’est pas la tendance, car ce qui est simple pour un expert, ne l’est pas pour un néophyte!

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